Muriel Bell

Muriel Bell electrons libres chez Evidence Editiins

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nicolas gramain

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Muriel Bell, auteur de la collection Electrons Libres, sortira «Sous la caresse du mistral » en 2017. 

Muriel Bell publié chez Evidence Editions

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nicolas gramain

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Mon histoire, (celle de ma famille).

J’ai commencé à l’écrire en 1985, suite à un grave accident de la route, dont mon fils a été victim pendant son service militaire. A cette période, j’étais (aide soignante) à l’hôpital d’Alençon (Orne). Ayant beaucoup de mal à m’en remettre, ne dormant plus, pleurant souvent, j’ai trouvé l’écriture comme thérapie. Au début je ne savais pas trop comment m’y prendre.

J’avait tellement de chose en moi de douloureux, qu’il m’était difficile de faire un choix. Au final, les drames vécus dans ma famille, sont remontés à la surface. Ils m’ont projettés plusieurs années en arrière.

Le drame qui a brisé à tout jamais notre famille.

Il m’a fallu longtemps, avant de mettre tous ces événements bout à bout. Je pense avoir réussi.

Cette première partie, je l’évoque avec beaucoup de pudeur, mais aussi de tristesse, car elle a balayé tous les projets d’un autre avenir.

Dans la famille, nous étions quatre enfants. Ma sœur aînée( Josette, mon frère René, ma sœur Monique, et moi la petite dernière.)

Je suis née en période de guerre, et les événements ont poursuivis leur chemin jusque dans le sud. Ce qui a obligée mon père à quitter son commence, pour rejoindre la résistance. Ma mère, seule avec nous quatre, n’a pas pu gérer seule le commerce.

Un événement grave surevnu dans notre maison (mitraillage de notre fenêtre par les Allemands), lui ont fait prendre la décision d’une exode, vers, comme elle le mentionnait, (plus de tranquillité.)

Cette tranquillité, n’aura duré quelques mois.

Les Alemands, après être passés dans le village de la Creuse, où nous avions trouvés refuge, ont laissés derrière eux toutes sortes d’armes.

Quelques jours plus tard, le 22 juillet 1944, un terrible orage prive le village d’électricité. Ma mère et ma sœur aînée, (étaient parties avant cette coupre.) pour faire le tour des fermes, en quête de nourriture et de lait.

René, resté pour nous garder, cherche un moyen de nous donner un peu de lumière. Mais la lampe à pétrole est vide.

« Peu de temps avant, il avait ramassé dans la cour de l’école, ce qui ressmblait à des bougies »

Il en prit une, essaya de l’allumer, et là, c’est le drame. Nous somme tous les trois blessés.

C’est alors que commence le parcour du combattant, pour nous conduire à l’hôpital, qui se trouve à cinquante kilomètre.

Mon frère et ma sœur, sont gravements blessés, moi moins.

Plusieurs mois passent, après les soins reçus, la guerre finie, nous retrouvons notre maison du (Var).

Une autre vie commence…

Ma sœur, mon frère, ont du mal à vivre leur handicap, il leur faut beaucoup de courage.

Pendant ce temps, je grandis, découvrant l’ampleur de ce drame, sans bien comprendre. Je pose souvent des questions, mais à l’époque, c’était un sujet (tabou).

Personne pour m’expliquer ce qui nous étaient arrivés. Ma curiosité grandissait de jour en jour. ce n’est que vers l’âge de huit ans, que ma mère a finie par me raconter.

Entre ma sœur et moi, il y avait une très grande complicité, mais hélas, elle était souvent absente.

Je grandissais seule, un peu sauvage, solitaire, mes parents étant trop pris par mon frère et ma sœur, et je n’avais pas le droit de me plaindre.

Puis, la vie a suivi son cour. Je suis devenue une jeune fille, essayant de mettre mes tourments sur cette blessure trop visible, qui gachait ma jeune vie.

J’ai fait un bon parcours scolaire, malgré les réflexions blessantes. Je me suis alors forgées une carapace, pour qu’elles ne m’atteignent pas. (Grace à ma sœur, qui malgré ses soufrances, avait beaucoup d’humour.)

Malgré cela, elle ne m’a pas empêché de trouver l’amour.

Des moments merveilleux, d’un autre temps, d’une autre vie.

Un parcours (attipyque, parfois difficile…)

Un premier amour à 17 ans, tendre, qui n’a pas eu une fin heureuse.

D’autres rencontres, que je raconte comme un roman, car les étapes de ces histoire ce sont déroulées dans un autre temps. Je les ai associé à ma biographie, pour éviter le (mélodrame de ce récit). mais ils en font parties.

Ce fut des aventures heureuses, palpitantes, parfois douloureuses, mais je ne regrette pas.

Toutes ces rencontres, m’ont aidés à poursuivre ma route. A me construire une vie, même si elle n’a pas été parfaite. les aléas, étaient souvent présent.

Puis, un autre maleur nous a frappé. Ma famille a eu sa part de douleur.

J’ai du faire plusiers boulots, ne pouvant exercer celui que j’avais choisi. Chaque chemin parcouru, ne sont pas arrivés à destination. Cela ne m’a pas empêcher à poursuivre ma route, même si sa ligne n’était pas toujours droite.

La misère a fait son apparition, il me fallait travailler plus, (pour ne pas gagner plus) sans le souci de mes proches. Ma santé a vaciller. Pendant cinq ans, j’ai connu des hauts et des bas, sans me plaindre, jusqu’au jour où, mon père a pris le ralais, ( il nous avait quitté depuis quelques années.) Il m’a alors prise sous son aile, et mes cauchemards ce sont dissipés…

Une autre vie s’est alors mise en marche, mais chut…!

Je laisse aux lecteurs le soin d’apprécier cette première lecture. Elle sera suivi d’un autre récit, d’une autre vie, aussi palpitante que le premier.  

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nicolas gramain

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